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D’une stupéfiante pureté et d’une grande diversité, les masques d’Asie sont principalement utilisés pour le théâtre et la danse. Toutefois, à l’origine et comme partout, le masque était un objet sacré et rituel et avait pour fonction de montrer ce que l’on ne pouvait voir : démons, esprits, divinités, etc. Dépositaires de la puissance des esprits de ces temps anciens, les masques ont gardé une part de ce pouvoir qui en fait des objets craints et révérés. Au théâtre aussi, où ils animent un spectacle teinté de sacralité… parfois masquée !
C’est ainsi que le masque de théâtre, de danse ou de procession est également un talisman destiné, par un phénomène d’exorcisme, à éloigner le mal, les démons et la maladie en les effrayant ou, au contraire, en les attirant vers leur perte. A l’occasion pourvoyeur de bonheur, il ne se contente plus seulement d’éloigner le néfaste, mais dispense ses bienfaits (récoltes abondantes, pluies, etc.)

Le bouddhisme met également le masque en scène. Bien précieux conservé dans l’enceinte des temples et porté par les prêtres, il incarne pour eux les forces surnaturelles et les divinités inaccessibles. Il constitue le pont qui unit le monde inconnu et le terrestre ; à la manière d’un miroir, il donne à voir ce qui, d’habitude, est de l’ordre de l’invisible.

Parfois, les masques de bois cèdent leur place à d’autres masques, plus éphémères : les maquillages. Traduisant tous les caractères humains, ils offrent à l’acteur une liberté d’expression bien plus grande. L’opéra, théâtre désacralisé, en fait un usage immodéré.

 

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